19/05/2022 – Nils ANDERSSON :
Il n’y a pas de bons impérialistes, il y a des impérialistes. Ukraine, une guerre impérialiste.
Le résistible engrenage vers la guerre.

L’agression de l’Ukraine par la Russie est à condamner sans réserve comme une guerre impérialiste. Une fois cela clairement affirmé, la nature des autres impérialismes s’en trouve-t-elle changée ? La guerre en Ukraine modifie-t-elle les données de la contradiction interimpérialiste majeure qui, au sortir de l’après-guerre froide, oppose, pour la suprématie mondiale, les États-Unis à la Chine, le monde occidental et son bras armé, l’OTAN, au monde émergent ?

Cette principale contradiction interimpérialiste se découvre au terme de la courte période post-guerre froide. Elle a été annoncée comme la fin de l’Histoire et comme présageant un temps long d’hégémonie occidentale, mais Kaboul signe l’échec du « nouvel ordre mondial » proclamé en 1990 après la dissolution de l’URSS, l’échec d’une politique illusionnée par la victoire sur le camp socialiste d’être en mesure d’imposer partout dans le monde, en ayant recours à la guerre, son mode idéologique, économique, politique, social et culturel. Or constat sans appel, Kaboul est le révélateur que le temps où il suffisait aux grandes puissances de poser le pied en un lieu ou d’une canonnade pour imposer leur suprématie n’est plus. Usant de leurs moyens technologiques et militaires elles sont aujourd’hui en mesure, de gagner des guerres, mais dans l’impossibilité de dicter leur paix ; plus encore, des puissances secondaires et des féaux portés au pouvoir pour maintenir un ordre colonial s’autonomisent de la domination occidentale.

La carte du monde n’est plus celle des années 1990, les équilibres mondiaux sont aussi bouleversés qu’ils le furent au sortir des deux Guerres mondiales. Piège de l’Histoire et paradoxe, ayant favorisé l’émergence de puissances non occidentales, la mondialisation capitaliste s’avère le cheval de Troie du capitalisme occidental. La contradiction principale opposant les États-Unis à la Chine est d’autant plus intense que, pour la première fois depuis les expéditions des conquistadors au XVe siècle, l’hégémonie du monde occidental se voit contestée par une puissance non occidentale. Aux contradictions géopolitiques, économiques, militaires et technologiques, s’ajoute donc une contradiction culturelle entre les deux centres civilisationnels que sont la Mésopotamie et la Méditerranée, la Chine et l’Indus. Ce qui représente, si les peuples ne parviennent pas à faire prévaloir la raison, la menace d’un conflit opposant des populations se comptant par centaines de millions, couvrant des continents, des océans et s’étendant à l’espace extra-atmosphérique.

Cette donnée globale du nouvel état du monde n’est pas modifiée par l’invasion de l’Ukraine, mais la guerre en Ukraine intensifie brutalement des antagonismes interimpérialistes, confirme et accélère des logiques de guerre dans lesquelles s’inscrivent ces contradictions, dont l’enjeu est le maintien ou non de la suprématie sur le monde des États-Unis et de l’Europe. La guerre d’Ukraine confirme également que, dans cette confrontation globale, l’Europe ne peut se tenir à l’écart, qu’elle est directement concernée et serait inéluctablement impliquée. Elle confirme aussi d’impitoyables réalités : les peuples sont les premières victimes des horreurs de la guerre et qu’il n’y a pas de guerre « propre », sans abominations ni crimes de guerre. À chaque guerre on semble le découvrir et, triste constat sur nos sociétés, la proximité du conflit est nécessaire à la prise de conscience des désastres de la guerre.

Concernant le déroulement de la guerre en Ukraine, la vérité reste à cerner dans le flot de propagande déversé par les deux parties et dans les fake news orchestrées par les gouvernements que relaye la machine médiatique. Des observateurs ont rappelé Timisoara pour les charniers de Boutcha ; quand l’hôpital de Mariopol a été bombardé était-il encore un hôpital ou vidé de ses malades, était-il devenu un lieu stratégique des régiments Azov ? Le numéro du missile Tochka-U qui a frappé la gare ferroviaire de Kramatorsk était-il ou non doté d’un numéro de série que seules les forces armées ukrainiennes utilisent ? Ce sont là des interrogations parmi d’autres. Il ne s’agit pas de nier les crimes de guerre – il y en a en Ukraine, inéluctablement, comme dans toute guerre et cela de part et d’autre – mais de souligner la force de frappe que sont devenus les moyens de communication, avec la médiatisation d’atrocités et la censure sur d’autres, l’information devient toujours plus un moyen de faire la guerre.

Il importe également de comprendre la stratégie de la Russie : une première condition de victoire militaire est l’effet de surprise, dans le cas présent, la déclassification du renseignement par la CIA et le déferlement médiatique ont plus qu’éventé l’effet de surprise. Autre interrogation, quel est l’objectif recherché de Poutine, la non-intégration de l’Ukraine à l’OTAN, le rattachement du Donbass à la Russie, le contrôle des côtes de la mer Noire ? Tant du point de vue tactique que stratégique des questions se posent, mais il ne suffit pas de se transformer en petits généraux pour analyser l’intensité des opérations en un lieu, celles engagées en d’autres lieux, pour depuis son fauteuil ou devant un micro de radio ou de télévision, distinguer un échec de ce qui relève de la conduite des opérations militaires.

Il importe aussi de connaître la vraie nature du pouvoir ukrainien issu de la « révolution Orange », dont une force agissante fut le mouvement Pora, créé sur le modèle du mouvement Otpor né en Serbie et financé par le National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie), une organisation émanant du gouvernement des États-Unis ayant pour but de déstabiliser des pouvoirs. Otpor et ses déclinaisons ont aussi été actifs lors des mouvements « révolutionnaires » dits de couleurs en Afrique, dans le monde arabe et en Asie centrale. Il s’avère nécessaire également de mieux connaître la nature de l’armée ukrainienne, une armée reconstituée après la guerre du Donbass en 2014 par des conseillers de l’OTAN, sur un site d’entraînement militaire de plus de 380 km2 à Yavoriv, à une quinzaine de kilomètres à l’est de la frontière entre l’Ukraine et la Pologne, en intégrant les régiments Azov, régiments composés d’ultranationalistes, russophobes et antisémites, qui constituent aujourd’hui 40% de ses effectifs. Autre précision, en décembre 2021, deux pays ont voté contre une résolution aux Nations-Unies, présentée par la Russie pour la « lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racismes… » Ces deux pays sont les États-Unis et l’Ukraine !

La guerre d’Ukraine, c’est aussi une prise de conscience brutale des opinions publiques européennes que la confrontation entre monde occidental et monde émergent porte en elle la guerre et que l’Europe n’est pas un champ de bataille extérieur, mais se situe au centre des tensions. Non que l’intensité de la confrontation constitue un sujet sur lequel il est fait silence ou qui soit nié, depuis plusieurs années la guerre est au cœur des options de nos gouvernements et des états-majors, militarisation des opinions et surarmement y sont ouvertement débattus. Mais, cécité de certains, y compris, et souvent, dans les rangs de la gauche, manipulation du discours politique ou logorrhée médiatique aliénante, les opinions publiques n’ont pas pris conscience de la réalité belliciste du monde au sortir de l’après-guerre froide. Réalité d’autant plus déstabilisatrice que la conjonction de la crise pandémique, de Kaboul et de la guerre en Ukraine accentue plus encore les contradictions Nord-Sud, intensifie les crises financières, économiques, commerciales, énergétiques et alimentaires, avec des conséquences sociales et humaines, imprévisibles pour les peuples à l’échelle mondiale.

Cependant, si l’agression de l’Ukraine par la Russie ne modifie pas le caractère principal des contradictions dans le monde, elle en modifie des données importantes et cela profondément. Depuis les années 1990, les politiques interventionnistes étaient principalement le fait des États-Unis et des puissances occidentales engagées dans une succession de guerres : guerres du Golfe, de Bosnie, du Kosovo, de Somalie, d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, du Sahel… Depuis une dizaine d’années, les États-Unis multipliaient les déclarations agressives et à l’encontre de la Chine, considérée comme un « rival systémique », affirmations politiques auxquelles Pékin répond depuis trois ans coup pour coup et à l’encontre de la Russie, considérée comme une menace pour « l’ordre libéral international. » Ce qui fait des puissances atlantistes les principales responsables des politiques de tension, de militarisation et de surarmement porteuses de guerres qui se constatent sur tous les continents. Aujourd’hui, la guerre d’Ukraine vient inverser ce constat et fait de la Russie un fauteur de guerre, en conférant ainsi une légitimité aux politiques militaristes des puissances occidentales. C’est là une donnée qui ouvre le champ à justifier une intensification de la préparation à la guerre, avec en Europe, l’OTAN est un fer de lance.

Les conséquences s’avèrent multiples, l’une d’elles est de donner argument aux États-Unis et aux états membres de l’OTAN pour des campagnes de manipulation et d’endoctrinement des opinions publiques. L’impérialisme a besoin d’un ennemi. Depuis la fin de l’Union soviétique, par une propagande avisée et des fake news largement relayées par le système médiatique, les puissances impérialistes occidentales n’ont cessé de se créer des ennemis pour leur permettre de mener et de poursuivre leurs desseins hégémoniques, qu’il s’agisse de Saddam Hussein, de Khadafi, de Ben Laden… faisant entendre qu’au-delà de leur rôle de satrapes ou d’inspirateur du terrorisme, ils représentaient une menace pour l’Occident. Ainsi furent justifiées des guerres qui ont ravagé des pays, causé des centaines de milliers de morts et déplacé des populations par millions.

L’OTAN également a besoin d’un ennemi. Comment sinon justifier son existence comme force de frappe du monde occidental et comme l’unique alliance militaire permanente dans le monde avec la Russie comme ennemi désigné ? L’acte d’agression de la Russie contre l’Ukraine fait de la Russie d’ennemi désigné, un ennemi responsable d’une agression. Justifiant ainsi une économie de guerre, l’explosion des dépenses militaires et la militarisation des sociétés, à l’exemple de dispositifs de conditionnement de la jeunesse comme le SNU (Service national universel), s’inscrivant dans la logique et la préparation des opinions publiques à la guerre.

Plus encore, l’intervention de la Russie donne raison au travail psychologique engagé dans tous les États membres de l’OTAN pour surmonter un doute qui préoccupe et les gouvernements et les états-majors : les Français, les Européens, les Occidentaux sont-ils prêts à mourir dans une guerre ? La capacité de résilience des populations est une question ouvertement posée par le Pentagone et dans les armées de l’OTAN. Pour répondre à cette question, dix groupes ont été créés dans l’armée française pour se préparer à un conflit de haute intensité, l’un de ces groupes a précisément pour mission, alors que toutes les guerres interimpérialistes témoignent que les peuples y meurent pour des raisons et des intérêts qui ne sont pas les leurs, que les citoyens sont « prêts à accepter un niveau de pertes que nous n’avons plus connu depuis la Seconde Guerre mondiale », pour reprendre la déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée des États-Unis.

Mais un grain de sable interroge et surprend ceux qui nous dirigent et doit nous interroger comme internationalistes. Alors que l’on constate le grand ralliement d’« anti-impérialistes » aux politiques et aux intérêts de nos impérialismes, jusqu’à devenir des faucons va-t’en guerre, l’unanimisme atlantiste concernant la guerre en Ukraine suscite un profond clivage entre le monde occidental et les autres continents. En témoigne, le nombre de pays, dont certains très liés aux États-Unis, qui se sont abstenus de condamner la Russie sur la question de l’Ukraine lors des votes à l’Assemblée générale de l’ONU1, la résolution n’a pu être adoptée que parce ce qu’elle ne « condamnait » pas, mais « déplorait » l’intervention de la Russie et se limitait à demander le retrait des troupes russes. Mêmes réserves, dans un premier temps, sur les autres continents à participer aux sanctions contre la Russie. Les pays africains, ceux d’Amérique latine à l’exception de la Colombie, du Paraguay et de l’Équateur, les pays asiatiques, hors le Japon, Israël, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans le Moyen-Orient, n’ont pas participé aux sanctions prises.

Ce clivage s’avère encore plus grand entre les opinions publiques occidentales et celles d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique du Sud devant le « deux poids, deux mesures », appliqué à l’accueil des réfugiés des guerres du Moyen-Orient ou d’Afrique, contrastant avec celui réservé aux réfugiés ukrainiens. Ce n’est pas leur accueil qui est en question, c’est le contraste. Rarement le monde occidental a montré si ouvertement un visage raciste. Pour exemple, je citerai un alinéa du remarquable texte de Yousef Munayyer, Regarder l’Ukraine avec des yeux palestiniens. Il se contente de citer des journalistes : « Qu’est-ce qui pourrait expliquer ces doubles standards… certains journalistes d’information occidentaux nous ont offert des indices. Les Ukrainiens, nous a-t-on dit, ne sont pas comme les Irakiens ou les Afghans, parce que l’Ukraine est « relativement civilisée, relativement européenne ». Ce n’est pas «  une quelconque nation en développement du tiers monde ». Leurs voitures «  ressemblent aux nôtres ». Ils ressemblent à des « gens aisés de la classe moyenne … comme n’importe quelle famille européenne qui pourrait être celle de vos voisins  ». Ce sont «  des gens avec des yeux bleus et des cheveux blonds ». Ou, plus directement dit, ils « sont chrétiens. Ils sont Blancs ». C’est ainsi que beaucoup pensent.

Le fait est là, la réception du discours unique asséné et déversé par les gouvernements et les médias nord-américains et européens s’arrête aux frontières de l’Amérique du Nord et de l’Europe, avivant sur les autres continents des sentiments anticolonialistes et anti-occidentaux ou révélant une perte d’influence des États-Unis ou des ex-puissances coloniales. Plus profondément, on constate, particulièrement en Afrique et dans le Moyen-Orient, une distanciation des liens, une autonomisation des politiques étrangères d’États jusque-là inféodées aux puissances historiquement dominantes, créant ainsi de nouveaux rapports de force régionaux. Au-delà de la guerre d’Ukraine, la profonde fissure qu’elle révèle entre le monde occidental et le monde émergent, loin de se réduire représente pour les va-t’en guerre une interrogation essentielle, qui ne peut être ignorée, ni sous-estimée dans le cas d’un conflit majeur qui opposerait la Chine et les États-Unis, le monde occidental au monde émergent.

Si, aux conséquences de la guerre en Ukraine et aux mesures de rétorsion économiques et financières adoptées contre la Russie, on ajoute les conséquences encore imprévisibles de la pandémie et les décisions lourdes, économiques et sociales, touchant directement au mode de vie, qu’exige l’urgence climatique, alors s’explique le désarroi qui se constate dans les populations européennes, la crise de la démocratie qui en résulte, le refus de l’autre. Ce qui témoigne d’une fragilisation de nos sociétés, les rendant vulnérables aux discours de tensions et à l’activation des sentiments xénophobes, mais aussi au discours de guerre. Il est donc d’autant plus important, quels que soient le rapport des forces et le matraquage médiatique, de nous opposer à ces discours et de faire entendre une autre voix, celle de la raison, celle du refus de la logique de guerre.

Cette logique de guerre, il faut en prendre toute la mesure telle qu’elle est formulée dans la nouvelle vision stratégique définie par le général Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées. Il faut la rappeler et l’entendre : « Avant, les conflits s’inscrivaient dans un schéma ‘paix / crise / guerre’. Désormais, c’est plutôt un triptyque ‘compétition / contestation / affrontement’. » Et de préciser : « Il n’y a plus de phases de paix, mais des phases de compétition. »2 Même langage dans l’Union européenne quand le 16 novembre 2021, Josep Borrell, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique de sécurité, déclare : « L’ancienne distinction entre guerre et paix n’est plus valide de nos jours. Ce n’est plus blanc ou noir, il y a toute une gamme de nuances de gris qui recouvrent des situations de rivalité, de coercition, d’intimidation auxquelles il faut répondre. » Rivalité, coercition, intimidation, la terminologie économique du capitalisme néo-libéral devient celle des militaires ; il n’y a plus de phase de paix, c’est la guerre permanente. À quoi on peut ajouter le titre de Die Tageszeitung, journal progressiste du 3 mars 2022 : « En rompant avec le pacifisme, l’Allemagne va dans le bon sens de l’histoire. »

S’il était nécessaire de se convaincre qu’il n’y a pas de bon impérialisme, entendons la déclaration explicite faite par Joe Biden le 21 mars 2022 : « Je pense que la guerre d’Ukraine nous offre des opportunités significatives pour faire de vrais changements. Comme l’un de mes principaux militaires m’a dit l’autre jour lors d’une réunion de sécurité, 60 millions de personnes sont mortes entre 1900 et 1946 ; et depuis lors, nous avons établi un ordre mondial libéral, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Beaucoup de gens sont morts, mais nous sommes loin du chaos. Et maintenant, c’est le moment où les choses changent. Nous allons, il va y avoir un nouvel ordre mondial là-bas ; et nous devons le diriger et nous devons unir le reste du monde libre pour le faire. » L’avertissement de Biden est clair, s’il faut 60 millions de morts pour avoir un nouvel ordre mondial, il n’hésitera pas.

La pire des réactions, dans un monde où se conjuguent des crises sociétales, politiques, économiques, sanitaires, écologiques, est celle de la forteresse, de la peur, libérant les haines ; une réaction individualiste, complotiste, allant à l’encontre des intérêts communs ; une réaction épousant les théories de l’effondrement, pouvant basculer dans des thèses millénaristes. Il n’y a pas de monde sans contradictions, d’État sans contradictions, de société sans contradictions, de rapports humains sans contradictions, les contradictions sont le moteur de l’Histoire, entre la guerre et la raison.

Pour résister à la logique de guerre impérialiste qui conduit à l’irréversible, doivent prévaloir sur les rapports de puissance la diplomatie, la négociation, une écoute et une compréhension de l’autre. Mais la diplomatie est à la discrétion des pouvoirs dirigeants, il est donc essentiel que les peuples deviennent une force de résistance à la guerre. Il faut alerter, alerter encore, faire prendre conscience de la menace que représente un état de guerre permanente où un simple incident peut provoquer un conflit majeur avec des conséquences humaines dont on ne peut imaginer l’ampleur et des conséquences écologiques irréversibles. Pour s’y opposer, il faut faire la guerre à la guerre, il faut agir et convaincre pour rendre toutes menaces de guerre résistibles.

Nils ANDERSSON

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1. Décision gouvernementale, 25 États africains, 18 asiatiques et 5 d’Amérique du Sud, n’ont pas soutenu la résolution condamnant la Russie pour son intervention militaire en Ukraine. Parmi eux, citons la Chine, l’Inde, le Vietnam, l’Afrique du Sud, l’Algérie.

2. Vision stratégique adoptée par le gouvernement et présentée à la presse le 4 octobre 2021.

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