{"id":452,"date":"2016-01-25T12:39:12","date_gmt":"2016-01-25T11:39:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cuem.info\/?p=452"},"modified":"2016-02-01T08:51:21","modified_gmt":"2016-02-01T07:51:21","slug":"eloge-de-la-politique-par-roger-vailland","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cuem.info\/?p=452","title":{"rendered":"\u00c9loge de la politique par Roger Vailland (\u00ab\u00a0Le Nouvel Observateur\u00a0\u00bb, 26\/11\/1964)"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Certains hommes ont la vocation de la politique, comme d&rsquo;autres ont celle de la peinture, du th\u00e9\u00e2tre ou de l&rsquo;invention math\u00e9mathique. Ce sont des hommes \u00e0 passion, \u00e0 passion unique. Le politique, lui, sa passion, c&rsquo;est de faire l&rsquo;histoire de son temps ; quand il r\u00e9ussit, il fonde des Etats ou fait des r\u00e9volutions. Les vraies vocations et les passions absolues sont rares et qu&rsquo;elles r\u00e9ussissent l&rsquo;est encore davantage. Chaque si\u00e8cle ne produit que (ou n&rsquo;est produit que) par quelques vrais peintres et quelques grands politiques Comme tout le monde, bien s\u00fbr, je m&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 ces gens-l\u00e0 \u2014 et dans la p\u00e9riode pr\u00e9sente, peut-\u00eatre davantage au peintre qu&rsquo;au politique. Je ne me cache pas d&rsquo;admirer les grands hommes ; Plutarque fut une de rnes premi\u00e8res lectures et je ne renie pas son enseignement.<\/p>\n<p>Mais ce qui me para\u00eetrait aujourd&rsquo;hui plus int\u00e9ressant ce serait de comprendre pourquoi, comment, de quelle mani\u00e8re, \u00e0 quel moment, des hommes qui n&rsquo;ont pas la vocation politique \u2014 la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des hommes \u2014 des hommes qui ont peur de la politique parce qu&rsquo;ils savent, par leurs manuels d&rsquo;histoire et la lecture des journaux, qu&rsquo;il est bien plus dangereux de faire de la politique que de descendre dans l&rsquo;ar\u00eane aux taureaux ou de courir en automobile, parce qu&rsquo;ils pensent aux proc\u00e8s, aux guillotines, aux camps aux meurtres, etc. (et \u00e0 l&rsquo;amertume des vaincus abandonn\u00e9s de tous), pourquoi des hommes qui se laissent aller au courant de la vie quotidienne parce que c&rsquo;est le plus facile, parce que l&rsquo;achat d&rsquo;une voiture, d&rsquo;un disque, le sourire d&rsquo;une fille fait oublier qu&rsquo;il sera bien triste de mourir \u00e0 la fin d&rsquo;une vie pendant laquelle il ne se sera rien pass\u00e9, pourquoi et dans quelles circonstances ces hommes-l\u00e0, ces hommes de tous les jours\u00a0 et de tous les\u00a0 temps se mettent tout d&rsquo;un coup \u2014 et quelquefois tous ensemble \u2014 \u00e0 se conduire en politiques. Alors, et pour un temps, les \u00ab\u00a0grands hommes\u00a0\u00bb (comme dans Plutarque) foisonnent. (Ensuite, ils s&rsquo;endorment ou s&rsquo;\u00e9liminent les uns les autres, mais c&rsquo;est une autre histoire).<\/p>\n<p>Ce serait particuli\u00e8rement int\u00e9ressant aujourd&rsquo;hui parce que jamais,\u00a0\u00a0\u00a0 de m\u00e9moire d&rsquo;homme, le peuple fran\u00e7ais (et pas seulement lui) n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 aussi profond\u00e9ment \u00ab\u00a0d\u00e9politis\u00e9\u00a0\u00bb comme on dit ; singulier vocable\u00a0; singuli\u00e8re chose. Il est inform\u00e9, bien s\u00fbr, mais \u00eatre inform\u00e9 de la politique, c&rsquo;est-\u00e0-dire de l&rsquo;histoire en train de se faire, la regarder \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, m\u00eame si c&rsquo;\u00e9tait une t\u00e9l\u00e9vision objective, c&rsquo;est utile pour se conduire en politique, mais ce n&rsquo;est pas par l\u00e0-m\u00eame se conduire en politique. Avoir des opinions ne suffit pas non plus\u00a0; l&rsquo;opinion, par d\u00e9finition, ce n&rsquo;est pas une certitude et encore moins une action raisonn\u00e9e\u00a0; quant \u00e0 l&rsquo;opinion publique, les tyrans d&rsquo;Ath\u00e8nes savaient d\u00e9j\u00e0 la fabriquer. Se conduire en politique, c&rsquo;est agir au lieu \u00eatre agi, c&rsquo;est faire l&rsquo;histoire, faire la politique au lieu d&rsquo;\u00eatre fait, d&rsquo;\u00eatre refait par elle. C&rsquo;est mener un combat, une s\u00e9rie de combats, faire une guerre, sa propre guerre avec des buts de guerre, des perspectives proches et lointaines, une strat\u00e9gie, une tactique. Voil\u00e0 qui para\u00eet bien le dernier souci aujourd&rsquo;hui de nos contemporains.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 vu ce peuple d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 (pas tout \u00e0 fait autant) \u00e0 plusieurs reprises. En 1932, j&rsquo;\u00e9tais jeune journaliste dans un grand quotidien\u00a0; je me rappelle tr\u00e8s bien certaines conf\u00e9rences de r\u00e9daction, on nous disait\u00a0: Hitler, Mussolini, la crise am\u00e9ricaine, les affaires sovi\u00e9tiques, notre public en a par-dessus la t\u00eate\u00a0; ce qui l&rsquo;int\u00e9resse, c&rsquo;est la vie de tous les jours\u00a0; ce qu&rsquo;il veut savoir de New York\u00a0: qu&rsquo;est-ce que les Am\u00e9ricains font de leurs r\u00e9frig\u00e9rateurs\u00a0? De Berlin\u00a0: l&rsquo;amour y est-il plus libre qu&rsquo;\u00e0 Paris\u00a0? De chez nous\u00a0: comment supprimer au plus vite les passages \u00e0 niveau qui font tant de victimes sur la Nationale 6\u00a0? Et c&rsquo;\u00e9tait vrai, les inspecteurs de vente du journal les confirmaient, les Fran\u00e7ais, cette ann\u00e9e-l\u00e0, ne voulaient plus entendre parler de Hitler ni de Mussolini\u00a0; ils commen\u00e7aient \u00e0 acheter des tandems pour se promener le dimanche.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 ce qui les int\u00e9ressait. Quatre ans plus tard, les m\u00e9tallurgistes et les mineurs occupaient leurs usines et leurs mines. Pas seulement les m\u00e9tallurgistes, mais aussi les gaziers, les cartonniers, les ouvriers municipaux. Les balayeurs des municipalit\u00e9s d\u00e9filaient, le balai sur l&rsquo;\u00e9paule.<\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014<\/p>\n<p>Quatre ans plus tard, les demoiselles des magasins occupaient les Galeries Lafayette et les employ\u00e9s de minist\u00e8res d\u00e9filaient le poing lev\u00e9, en r\u00e9clamant \u00ab\u00a0des canons, des avions pour l&rsquo;Espagne\u00a0\u00bb. Les demoiselles des magasins aussi scandaient\u00a0: \u00ab\u00a0Le fascisme ne passera pas. \u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je crois qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, m\u00eame ceux qui sont en \u00e2ge de se le rappeler ont oubli\u00e9 ce que c&rsquo;\u00e9tait, avant 1936, une demoiselle de magasin. Pas seulement quant aux salaires, \u00e0 l&rsquo;absence de cong\u00e9s, de s\u00e9curit\u00e9 sociale, etc.<\/p>\n<p>Quant au respect. L&rsquo;ouvrier fran\u00e7ais, m\u00eame dans les p\u00e9riodes de \u00ab\u00a0d\u00e9politisation\u00a0\u00bb, n&rsquo;oubliait pas une d\u00e9j\u00e0 vieille tradition r\u00e9volutionnaire\u00a0; le respect du travailleur, \u00e7a n&rsquo;avait jamais cess\u00e9 de lui dire quelque chose\u00a0; en toutes circonstances, il exigeait, au moins formellement, ce respect-l\u00e0.<\/p>\n<p>La demoiselle de magasin n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0organis\u00e9e\u00a0\u00bb\u00a0; elle \u00e9tait demoiselle, \u00e9tat transitoire\u00a0; elle ne gagnait pas de quoi vivre, mais c&rsquo;\u00e9tait mieux que d&rsquo;\u00eatre ch\u00f4meuse\u00a0; on ne lui avait jamais rien appris, rien que le respect, pas le respect d&rsquo;elle-m\u00eame, mais celui des autres\u00a0: le respect du client et le respect du chef de rayon. Elle n&rsquo;\u00e9tait pas \u00ab\u00a0d\u00e9politis\u00e9e\u00a0\u00bb, elle \u00e9tait d&rsquo;avant toute politique. Le respect (impos\u00e9, subi), c&rsquo;est le contraire de la politique.<\/p>\n<p>Or, en juin 1936, les vendeuses des grands magasins mirent \u00e0 la porte les clients et les chefs de rayon, occup\u00e8rent les comptoirs, s&rsquo;organis\u00e8rent \u00ab\u00a0sur le lieu de leur travail\u00a0\u00bb, comme on disait alors, comme dans un camp retranch\u00e9. Comme le faisaient dans le m\u00eame instant, bien s\u00fbr, les m\u00e9tallurgistes, les mineurs, etc. Mais l&rsquo;extraortinaire \u00e9tait que les demoiselles de magasin aussi fissent la gr\u00e8ve sur le tas. Les voil\u00e0 qui chantent la <strong>Carmagnole<\/strong> et <strong>l&rsquo;Internationale<\/strong>, l\u00e8vent le poing, fondent des syndicats, des syndicats politiques qui n&rsquo;exigent pas seulement des cong\u00e9s pay\u00e9s mais que les demoiselles de magasin aussi disent leur mot sur les affaires du pays. Et quand elles chantaient \u00ab\u00a0groupons-nous et demain\u2026\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0nous n&rsquo;\u00e9tions rien, nous serons tout\u00a0\u00bb, cela avait une signification pour elles. Les demoiselles de magasin avaient d\u00e9couvert leurs buts de guerre et se sentaient oblig\u00e9es de faire la guerre.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas mon r\u00f4le de faire, ici maintenant, l&rsquo;analyse de ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 entre 1934 et 1936, la menace fasciste devenue brusquement concr\u00e8te en f\u00e9vrier 1934, les premiers succ\u00e8s du Front populaire montrant que la bataille pouvait \u00eatre gagn\u00e9e et tout ce brassage d&rsquo;id\u00e9es et d&rsquo;actions qui fit toucher du doigt que ce n&rsquo;\u00e9tait pas seulement une bataille d\u00e9fensive mais que la vie de chacun pouvait \u00eatre chang\u00e9e, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de mon, ton, son, de notre bonheur.<\/p>\n<p>Pendant quelques semaines de 1936, un tr\u00e8s grand nombre de Fran\u00e7ais furent des politiques et crurent au bonheur.<\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014<\/p>\n<p>Et puis, une nouvelle fois, j&rsquo;ai vu le peuple fran\u00e7ais \u00ab\u00a0d\u00e9politis\u00e9\u00a0\u00bb. En 1942 \u2014 l&rsquo;affreuse ann\u00e9e. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas seulement d&rsquo;\u00eatre vaincu, d&rsquo;\u00eatre occup\u00e9, d&rsquo;\u00eatre gouvern\u00e9 par les vaincus de 1936, \u00ab\u00a0mieux vaut Hitler que le Front populaire\u00a0\u00bb, r\u00e9p\u00e9tait mon garagiste. C&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un peuple tout entier par\u00fbt ne plus penser qu&rsquo;au ravitaillement. Un jour sur le quai de Lyon-Perrache, des hommes qui paraissaient bien \u00e9lev\u00e9 s&rsquo;\u00e9crasaient, puis se battirent pour gagner quelques places \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du wagon-restaurant\u00a0; un vieillard qui les regardait \u00e0 distance les injuria avec les termes les plus d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment grossiers\u00a0; j&rsquo;\u00e9tais de tout c\u0153ur avec ce vieillard.<\/p>\n<p>Moins d&rsquo;un an plus tard, \u00e0 la mi-43, des maquis campaient comme ci, comme \u00e7a, dans tous les d\u00e9serts de la France\u00a0; les r\u00e9sistants, les clandestins trouvaient tant qu&rsquo;ils voulaient des secr\u00e9taires de mairie qui prenaient tous les risques pour leur faire des faux papiers, des cheminots qui sabotaient, des fonctionnaires qui livraient les secrets militaires du double adversaire\u00a0: l&rsquo;Allemand et Vichy. La plupart des Fran\u00e7ais commen\u00e7aient de se conduire en politiques.<\/p>\n<p>Nous voici de nouveau dans le d\u00e9sert. Cet \u00e9t\u00e9, beaucoup de perclus de la politique ont pass\u00e9 par mon village. Je dis perclus, parce que, quand on a pris l&rsquo;habitude de br\u00fbler au feu de la politique, si le foyer s&rsquo;\u00e9teint, on reste infirme. Ils m&rsquo;ont racont\u00e9 leurs campagnes\u00a0; de quoi donc peuvent parler les retrait\u00e9s par force, les demi-soldes\u00a0? De beaux beaux r\u00e9cits, les nobles r\u00e9cits d&rsquo;exploits inconnus. Et celui-ci, dont la voix dix ans apr\u00e8s tremblait d&rsquo;indignation (c&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai appris que ce n&rsquo;est pas une image, qu&rsquo;une voix peut r\u00e9ellement trembler d&rsquo;indignation), parce que ses juges l&rsquo;avaient accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un ennemi du peuple. Et cette s\u00e9ance d&rsquo;un bureau politique, qui dura trente-six heures cons\u00e9cutives, pour exclure un homme qui fit front, trente-six heures cons\u00e9cutives, sortit sous les hu\u00e9es et alla vomir au coin de la rue\u00a0; et ils \u00e9taient presque tous sunc\u00e8res (sauf quelques rus\u00e9s, mais cela aussi est de la politique), le vaincu et les autres. Qu&rsquo;est-ce que la passion d&rsquo;amour \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la passion politique? Pauvres bien-aim\u00e9es qui ne peuvent offrir que leurs soupirs, leurs tendres d\u00e9lires, le feu doux de leur regard.<\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014<\/p>\n<p>Et nous voici de nouveau dans le d\u00e9sert. Mais je ne veux pas croire qu&rsquo;il ne se passera plus jamais rien. Que les citoyens n&rsquo;exerceront plus leur pouvoir qu&rsquo;en mettant un bulletin dans l&rsquo;urne pour d\u00e9signer comme souverain (\u00e0 leur place) un monsieur qui a une bonne t\u00eate \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Que le seul probl\u00e8me sur lequel le citoyen aura \u00e0 se prononcer (par r\u00e9f\u00e9rendum) sera l&rsquo;itin\u00e9raire d&rsquo;une autoroute ou la puissance d&rsquo;une centrale \u00e9lectrique. Que dans un monde o\u00f9 il n&rsquo;y aura plus que des cadres, les cadres seront de plus en plus heureux parce que la retraite des cadres sera progressivemetn augment\u00e9e. J&rsquo;en ai par-dessus la t\u00eate qu&rsquo;on me parle de planification, d&rsquo;\u00e9tudes de march\u00e9, de prospectives, de cybern\u00e9tique, d&rsquo;op\u00e9ratiosn op\u00e9rationnelles\u00a0: c&rsquo;est l&rsquo;affaire des techniciens. Comme citoyen, je veux qu&rsquo;on me parle politique, je veux retrouver, je veux provoquer l&rsquo;occasion de mener des actions politiques (des vraies), je veux que nous redevenions tous des politiques.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce que vous faites, les philosophes, les professeurs, les \u00e9crivains, moi-m\u00eame, les intellectuels comme on dit? Les politiciens ne manquent pas, ce monde en est plein. Mais les penseurs politiques? En attendant que revienne le temps de l&rsquo;action, des actions politiques, une bonne, belle, grande utopie (comme nous pensions en 1945 que \u00ab\u00a0l&rsquo;homme nouveau\u00a0\u00bb serait cr\u00e9\u00e9 dans les dix ann\u00e9es qui allaient suivre) ce ne serait peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 pas si mal.<\/p>\n<p>R.V.<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le Nouvel Observateur, 26 novembre 1964, p. 20<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Certains hommes ont la vocation de la politique, comme d&rsquo;autres ont celle de la peinture, du th\u00e9\u00e2tre ou de l&rsquo;invention math\u00e9mathique. Ce sont des hommes \u00e0 passion, \u00e0 passion unique. Le politique, lui, sa passion, c&rsquo;est de faire l&rsquo;histoire de son temps ; quand il r\u00e9ussit, il fonde des Etats ou fait des r\u00e9volutions. &hellip; <a href=\"https:\/\/www.cuem.info\/?p=452\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">\u00c9loge de la politique par Roger Vailland (\u00ab\u00a0Le Nouvel Observateur\u00a0\u00bb, 26\/11\/1964)<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/452"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=452"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/452\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":456,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/452\/revisions\/456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=452"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cuem.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}